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La fondation de Mirande
 
A la fin du XIème siècle, le Sud-Ouest est peu peuplé. Hormis les villes (Toulouse, Auch, Albi...), les sauvetés ou les castelnaux qui regroupent une partie de la population, l'habitat rural reste très dispersé. Dans les campagnes, les paysans souffrent de l'insécurité créée par les peuples semi-nomades, groupes incontrôlés, vivant dans d'épaisses forêts.
Dans ce contexte, les bastides contribuent au changement. Créations contemporaines des cathédrales gothiques, elles font partie d'un mouvement d'urbanisme sans précédent, qui touche le Sud-Ouest de la France de 1222 (Cordes) à 1373 (Labastide d'Anjou).

 
 
La bastide de Mirande, fondation seigneuriale établie à l'initiative de l'Abbé de Berdoues et du Comte Bernard IV d'Astarac, sous la garantie d'Eustache de Beaumarchès, sénéchal du Roi.
Un contrat de paréage est signé dès 1282 et énonce le partage, à parts égales, des droits et bénéfices procurés par la fondation.
 
Chaque contractant y trouve son intérêt :
 
- Le Monastère cistercien de Berdoues apporte la majeure partie des terres pour implanter la nouvelle cité. Ce don, quelque peu intéressé, est un moyen de mettre en valeur un domaine inexploité et d'en tirer des revenus.
 
- Le Comte d'Astarac devient le "parier" du Roi de France et assure, de ce fait, la protection de son comté des convoitises du Comte d'Armagnac, son voisin.
 
- Le Roi de France, représenté par son sénéchal, implante son autorité sur des terres qui échappaient jusque-là à son contrôle.
 
 
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